Item : Jeu de tir
Général
- Titre
- Jeu de tir
- Traduction(s) titre(s)
- À propos d'un jeu de tir pour désigner le roi et la reine devant payer un repas aux jeunes de la commune
- Description
M. Bontemps raconte un rassemblement de jeunes gens, filles et garçons confondus, de tous âges qui permettait de définir le roi ou la reine de la fête et ses conséquences. Il est précisé sur le document d'analyse de P. Morin :
- Il dit bien Antogné, à l’époque commune proche de Châtellerault et non Antoigné (commune au sud du Maine et Loire).
Note du documentaliste : la commune de Châtellerault s'écrit Antoigné également.
- À propos des coups tirés sur l'oiseau : Certainement qu’on faisait exprès de rater jusqu’à temps que celui qui avait été choisi tue l’animal
Personnes
- Enquêteurs
- Martine Roy
- Dominique Bernard
- Informateurs
- (M.) Bontemps
Indications géographiques et culturelles
Données d'archivage
- Cote
- UPOI_GDC_0002_0086_007
- Cote de l'item dans l'institution partenaire
- K7 00011 (XI) GDC piste 1 – Item 027
- Remarques concernant les données d'archivage
- Cote cerdo : Bande GDC K7 00011 (XI) Piste 1 _ Item 027
Données techniques
- Durée estimée
- 00:01:22
Médias associés
Description
Genres
- Domaine(s)
- Témoignage
Texte/Paroles
- Paroles
Légende :
Italique : dit par l'enquêteur·trice(s) et/ou ajouts/commentaires de l'analyste
Normal : dit par l'informateur·trice(s)— Tous les jeunes gens du coin, la commune d’Antogné, là, on se réunissait garçons et filles, sans exception d'âge. Autrement dit, les gosses, qu'auraient pu y aller à douze ans, ils pourraient y v'nir... Pi alors on faisait une fête pour désigner le roi d'la fête. Le roi pi la reine de la fête. Alors, ce qu'on faisait, on avait chacun un fusil et pi alors on avait une pintade, une oie ou n’importe. Alors, on l’attachait à un piquet pi ça commençait par les plus vieux. Chacun tirait un coup de fusil sur la pintade. On tirait d’abord à cent mètres, pi à cinquante mètres, vingt mètres, dix mètres.
Alors en général, le roi était un type qui allait se marier dans l’année. Vous saisissez le coup. Seulement, c’était pas intéressant. Le type qu’était nommé roi, fallait qui paye autrement dit la noce, quoè.
On mangeait la dinde et pi tout, mais y avait pas que ça fallait autre chose, c'était un repas quoi. Pi alors y avait le bal, c’était lui qui payait tout ça.
— C’était à quelle époque qu’on faisait ça ?
— En dix-neuf-cent-douze [1912].
— À quelle époque de l’année, en été ?
— C’était l’hiver, après les semailles. On avait le temps de s’amuser à ce moment-là. Enfin toujours, l’année où j’étais là, y en avait un qui devait se marier...